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Edvard Munch

 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 10:57

Publié dans : Sandrine Elichalt

 

Me reviennent les mots maöri

 

Le Mana pour te donner la force intérieure et cette croyance :

le Moko de l'amour manquant n'est un tatouage à inscrire sur aucune peau.

Plutôt TuPounamu, cette première entaille sur le tronc de l'arbre à abattre,

comme une reconnaissance de ce corps qui s'offre en terre Whenua,

à la fois terre et placenta, son origine et son identité

inscrites dans le bois Totara du lieu de l'amour :

Whare tupuna, refuge des êtres élevés dans le devoir et la transmission de valeurs,

d'objets précieux, outils en bois sacré ou bijoux en néphrite, le Hei Tiki pour la permanence de ton être et le courage des fortes têtes tatouées, les Moka Mokaï.

Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:58

Publié dans : Claudine Dozoul

 

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Ara na tou hoa                     
Awa koingoingo                  
Hua hou                                
Koha poka noa                      
Manuhiri na Mere Mere      
Ngakau na ngahere 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 15:27

Publié dans : Claudine Dozoul

 

Maori

E TU AKE

Rester fort

Quand les gestes que nous accomplissons inspirent un genre littéraire sans lois fixes

Quand  le discours des seigneurs et maîtres frisent le chef d’œuvre de la rhétorique

Quand, la voix hésitante, nous tentons quelque liaison moléculaire, celle d’utopies un instant aimantées dans la tourmente obscure

 

E TU AKE

Rester fort

Comme le murmure incessant de ce qui se dit dans les bars

Comme la toute première lueur de l’aube qui se renouvelle à chaque génération

Comme le roman noir de la clarté dans un miroir sans tain

 

E TU AKE

Rester fort

Malgré l’arme mielleuse cachée dans une plaidoirie

Malgré la flamme frileuse qui rétrécit sous les nuages menaçants

Malgré les aspects fantasmagoriques du pouvoir brut des peuples

 

 E TU AKE

Rester fort

Pour que le brouillard rougeâtre des révoltes ne roule pas sous les bottes

Pour que la lampe tempête ne finisse pas dans le cercle refermé des souvenirs perdus

Pour que la chair ne se fasse pas verbe

 

E TU AKE

E TU AKE

E TU AKE

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 21:26

Publié dans : Sandrine Elichalt

Dans les blancs le Cri, défilé de dates inversées, je commence par ta mort, à rebours j'apprends que le deuil a marqué ta vie : tes sœurs perdues, ta mère Laura Cathrine morte quand tu avais 5 ans.

D'abord tu as connu la guerre sans en connaître la fin.

Ton père n'est nulle part.

 

Sur un des derniers tableaux, ta pauvre tête de mort jaunit au bout d'un corps avachi. La fenêtre est ouverte mais il n'y a pas de ciel.

Il est deux heures et quart du matin.

 

Oeil moderne, œil malade, les ombres des oiseaux t'apparaissent et tu les peins avec la précision d'un aigle qui fondrait sur une toile chirurgicale.

Du blanc de ta cornée aux cercles concentriques de couleurs folles, de tes colères striées sur la toile à ton regard las, de tes autoportraits photographiques à tes poses picturales, je cherche la jouissance et trouve l'exaltation.

 

Tu as 64 ans quand tu achètes une Pathé baby en France et que tu filmes le mouvement dans la ville- Paris, Oslo, Dresde- et dans les toiles ensuite, tes personnages semblent vouloir eux aussi sortir du cadre, rejoindre le flux des corps passants.

 

La perspective infinie et les arbres comme des lignes de force s'inscrivent dans un décor

fantomatique : la lumière de la neige, la forme sombre sur une route, les hachures noires qui structurent ton désarrois, le sang au fond d'une cuvette ou sur une lame de couteau.

Dans La vigne vierge rouge tu peins un homme sous les sarments d'un ciel de neige, sur une route couleur rouille, une moustache en V inversé et des yeux bien ronds qui nous regardent.

 

Je te découvre photographe amateur. Je remarque la ligne droite de ton nez, la courbe suave de ta bouche, ta mâchoire graphique dans cet Autoportrait à la Marat, que tu as fait avec ton Bull's eye sur un lit de la clinique psychiatrique de Coppenhague, à 45 ans.

Tu photographies aussi le n° 53 du quai Am Strom, la plage d'Asgardstrand et Rosa Meissner.

 

Basculement

Le Baiser l'homme semble s'y diluer,

La Vampire en dizaine de variantes murmure que la femme prend lorsqu'elle console, que l'homme se vide lorsqu'il s'abandonne.

Le corps de Rosa Meissner dans La chambre verte - Une femme en pleurs, nue, debout devant un lit- motif tant de fois convoqué sur les différents médiums, pour rejouer une scène primitive de désir et de mort, jusqu'à la célébration ultime de cette rencontre entre elle et toi, sous la forme d'une sculpture qui veillera sur ta pierre tombale.

 

Je parcours les décors des Revenants d'Ibsen, tu as travaillé aussi pour Strindberg, décors bourgeois et silhouettes guindées pour un théâtre de la passion crue. Je me souviens qu'un coup de feu endommagea une phalange de ta main gauche, tu avais 39 ans.

 

Tu avais quitté la chambre verte.

 

Tu suivais les ouvriers et peignais leur labeur, tu t'inspirais désormais des faits divers lus dans la presse, ton regard s'était détourné de toi- même.

 

Tu t'intéressais au magnétisme animal de Mesmer, au principe de la radiographie, au tumulte des ondes et à la transparence des rayons X.

Les personnages qui luttaient contre la mort n'avaient pas de bouche.

C'était avant le retour à la photographie, et encore ce geste très moderne de l 'autoportrait à bout de bras.

C'était avant l'hémorragie qui altéra ta vue et le dessin méthodique de tes visions.

Tu renouais avec l' Enfant malade et son dessus de lit qui reçoit les poussières d'étoiles, l'enfant qui accepte la mort tandis qu'un chignon gris s'agenouille sous la douleur.

 

Je remarque que tu te vieillis désormais systématiquement sur les autoportraits que tu peins chaque année pour enregistrer le temps qui passe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 13:58

Publié dans : Collectif

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  décembre 2011

Ecriture /  Musée du quai Branly

  


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